Saint-Philbert-sur-Risle, berceau de l’éclairage public et village de caractère
Saint-Philbert-sur-Risle est une commune de 840 habitants (Philbertois) située dans la vallée de la Risle. Le centre du bourg se situe en bas, et la partie haute accueille zones résidentielles, boisées et agricoles. L’altitude de la commune varie de 26 à 149 mètres.
Patrimoine et histoire
Au Moyen Âge, cette baronnie appartient au comte de Bayeux, père de Richard II, duc de Normandie, et dont l’un des neveux, Jean d’Ivry, évêque d’Avranches, fait construire un château.
En 1886, l’inventeur local Augustin Hébert réalise ce qui est considéré comme la première installation mondiale d’éclairage public sur la rue de la Gare, qui porte désormais son nom, au moyen d’une dynamo installée dans son moulin du Pont-Joly et d’ampoules à incandescence, inventées quelques années auparavant par Thomas Edison. La centrale hydroélectrique créée par Augustin Hébert en 1885 au moulin de Pont-Joly est toujours en fonction. Saint-Philbert-sur-Risle fait partie des communes dans la vallée de la Risle qui ont connu un important essor industriel (surtout des filatures) au XIXe siècle, grâce à la force hydraulique fournie par la rivière. L’ancien prieuré (XIe, XIIe, XIIIe, XIVe, XVe, XVIIe et XVIIIe siècles) est classé et inscrit au titre des monuments historiques. On peut également signaler l’église Saint-Ouen (XIIIe, XVIe et XIXe), une croix probablement du XVIe siècle dans le cimetière de l’église Saint-Ouen, le château de la Cour (XVIe), le château fort (probablement XIIIe, XIVe et XVIIIe siècle) au lieu-dit la Baronnie, des usines des XIXe et XXe siècles, trois cités ouvrières des XIXe et XXe siècles au lieu-dit la Cahotterie, un moulin à blé du XIXe siècle au lieu-dit le Moulin-du-Vièvre, une filature du XIXe siècle au lieu-dit le Tissage, quatre maisons des XVIIe et XVIIIe siècles, et une ferme du XVIIIe siècle au lieu-dit le Quesney.
Nature et balades
Entre forêt et rivière, vallée et plateau, Saint-Philbert-sur-Risle fait partie du réseau Natura 2000, et est en zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1 et 2 (ZNIEFF). Du prieuré, derrière l’église, partent le chemin du nid de chien (7,2 km) et le chemin du rossignol (10,1 km).






